Journée nationale des peuples autochtones : le regard de Nichèle Compartino

Photo : courtoisie

À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones qui a lieu le 21 juin, La Sentinelle donne la parole à des personnalités de la région afin de recueillir leurs réflexions. Nous présentons d’abord celle de la mairesse de Chibougamau, Nichèle Compartino.

Que représente pour vous cette journée?

C’est une journée propice à la réflexion. Au quotidien, une ville administre des budgets, applique des règlements, livre des services à sa population… mais une ville, c’est aussi une histoire qui se construit avec les humains qui l’habitent et, dans notre cas, avec les communautés cries qui nous entourent. Le 21 juin, je souhaite me rappeler, avec humilité, que l’histoire de Chibougamau est intimement liée à celle des peuples autochtones.

Quelle richesse les cultures autochtones apportent-elles à notre région?

Il y a dans les cultures autochtones une intelligence du long terme que je trouve inspirante. Les Cris ont une lecture du territoire, des lacs, des rivières, des forêts, des cycles, qui bonifie la lecture que nous faisons nous-mêmes de notre environnement. C’est une façon de voir qui m’interpelle et qui devrait nourrir davantage nos décisions.

Quel souhait formulez-vous pour l’avenir des relations avec les communautés?

La présence de personnes autochtones en situation de vulnérabilité au centre-ville soulève des questions difficiles, tant pour nos citoyens, nos commerçants que pour notre municipalité. Je pense qu’on ne bâtit pas de vraies relations en esquivant le malaise. Mon souhait, c’est qu’on arrive à mieux cohabiter, à reconnaître cette réalité avec davantage de compassion, sans stigmatiser des personnes dont les trajectoires sont complexes, en collaborant avec les communautés et les partenaires de notre milieu pour trouver des réponses appropriées. Ce travail-là, on doit le faire ensemble et c’est la direction dans laquelle nous sommes engagés.

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