Zone 17 – Le GREIBJ, la Nation Crie et la communauté jamésienne interpellent Bernard Drainville

Paul John Murdoch (sur la photo), président du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James (GREIBJ) et Grand Chef de la Nation Crie a cosigné une lettre avec Guy Lafrenière pour demander une rencontre d’urgence avec le ministre Bernard Drainville. (Photo tirée du site MRA avocats)

Paul John Murdoch, président du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James (GREIBJ) et Grand Chef de la Nation Crie, et Guy Lafrenière, membre du conseil d’administration du GREIBJ, maire de Lebel-sur-Quévillon et représentant des municipalités jamésiennes, ont fait parvenir une lettre cosignée au ministre Bernard Drainville pour lui demander une rencontre urgente.

On désire discuter avec le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs de la nécessité de procéder à un inventaire scientifique et structuré de la population d’orignaux dans la zone de chasse 17.
On se rappellera qu’une douzaine de citoyens s’étaient présentés à la séance du GREIBJ qui se tenait à Chibougamau le 12 aout dernier, pour faire valoir leurs préoccupations quant au moratoire, depuis 2022, sur la chasse à l’orignal dans la zone 17. C’était la deuxième fois que des citoyens interpellaient les élus. En avril dernier, lors de la séance qui se tenait à Chapais, on avait également sensibilisé le conseil d’administration du GREIBJ.

Enjeu majeur pour les communautés

« Nous nous permettons de solliciter une rencontre avec vous afin d’aborder cet enjeu majeur pour les communautés du territoire d’Eeyou Istchee Baie-James », peut-on lire dans le préambule de la lettre expédiée le lundi 10 novembre dernier.
« Ce territoire est le théâtre de dynamiques sociales et territoriales complexes, plus particulièrement, en lien avec les pratiques de chasse. Plus précisément dans la zone 17. L’absence de données actualisées sur l’état des populations d’orignaux contribue à alimenter des tensions entre les Cris et Jamésiens et entrave la mise en place de mécanismes de gestion concertée et durable de cette ressource faunique essentielle. »
Guy Lafrenière qualifie cette alliance stratégique, d’un grand pas. « Il est plutôt rare qu’on s’unisse ainsi d’une même voix pour faire valoir nos préoccupations envers un gouvernement. D’après moi, cette lettre va faire bouger les choses », explique-t-il.

Importance stratégique

Pour les cosignataires, « la réalisation d’un tel inventaire revêt une importance stratégique. Elle permettrait de fournir aux instances municipales et communautaires des données probantes, nécessaires à la prise de décisions éclairées en matière de gouvernance territoriale, de conservation et de cohabitation harmonieuse entre les peuples. »
« Nous serions honorés de pouvoir convenir d’une rencontre à votre convenance, afin de vous exposer plus en détail les enjeux et les bénéfices attendus de cette initiative », conclut-on dans la lettre.

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