Une Chaudière à la fois a ramassé 50 tonnes de déchets en 2025

Le fondateur d’Une chaudière à la fois, Karl Tardif Noël, avec des bénévoles lors de l’un des ramassages de déchets. (Crédit Karl Tardif Noël)

L’initiative citoyenne environnementale Une Chaudière à la fois trace un bilan plus que positif de l’année qui s’achève avec 50 tonnes de déchets ramassés. « C’est beaucoup plus qu’on avait anticipé au départ, mais il reste encore beaucoup de sites à faire », mentionne son fondateur, Karl Tardif Noël.

Couvrant les territoires de Chibougamau et Chapais, Une Chaudière à la fois permet de redonner à ces territoires du Nord-du-Québec leur environnement naturel et de mobiliser des bénévoles dévoués tout en sensibilisant la population à l’importance de prendre soin de son environnement. « Comme il reste encore beaucoup de sites à faire, nous serons donc de retour pour 2026 ! C’est important d’avoir une forêt et une nature saines pour les générations futures. Nous sommes très chanceux de grandir/vieillir dans un si beau territoire », mentionne ce dernier en entrevue.

Même en hiver

M. Tardif Noël mentionnait, lors d’une entrevue accordée au journal en mars dernier, que douze tonnes de déchets avaient été ramassées lors des deux premières éditions et que le « travail » reprendrait alors après la fonte des neiges.

Force est d’avouer que le projet a pris de l’ampleur. « Les chaudières pour la saison hivernale sont des chaudières que je laisse chez les gens dans lesquels vont plusieurs produits qui ne sont pas recyclables normalement, mais le deviennent à travers différents programmes (Cups Keurig, brosse à dents, rasoirs, batteries, entre autres). Lorsque leur chaudière est pleine, on les échange et je m’occupe du tri », précise Karl Tardif Noël.

Bénévoles et partenaires

Au fil des ans, le fondateur a su s’entourer de bénévoles et de partenaires, qui ont à cœur l’environnement du Nord-du-Québec. « L’implication des bénévoles est toujours très bonne. Je vais devoir travailler plus en équipe l’an prochain pour faire avancer certains projets. »

Et l’implication va plus loin que la cause environnementale. L’aide alimentaire est aussi bien présente. « J’essaie de me servir de ma plateforme pour sensibiliser un peu les gens à donner et à participer plus pour rendre notre communauté meilleure et plus complète. »

Pas de subventions

Parlant d’implication, le projet Une Chaudière à la fois est devenu officiellement un organisme à but non lucratif (OBNL) en février 2025.
À cette date, le fondateur mentionnait en entrevue que « ça ouvre des perspectives de financement pour le développement du projet ». L’avantage de devenir un OBNL reconnu est que ce dernier pouvait alors accéder notamment à des subventions gouvernementales.

« L’OBNL va bien, avec une année de faite nous sommes capables de travailler avec de vrais chiffres pour les années à venir. Les subventions n’étaient pas au rendez-vous cette année (…) Nous allons travailler différemment pour la saison prochaine pour stabiliser nos finances et vérifier pour trouver un petit local abordable pour prendre un peu d’expansion dans certains dossiers de recyclage qui stagnent par manque d’espace (recyclage de bancs de voiture pour bébés, pneus de vélos). »

Concernant le conseil d’administration, M. Tardif Noël affirme que les premiers mois ont permis certains ajustements. « Le CA a beaucoup changé depuis le début et c’est tout à fait normal. Le lot de travail pour démarrer le projet était énorme. Ça demande du temps et un investissement de soi gigantesque. Maintenant que les bases sont faites, je vais regarder pour me trouver des gens qui ont la même énergie et la même vibe un peu folle que j’ai pour continuer d’avancer dans le bon sens. »

Que réserve la prochaine année au projet ? « 2026 s’annonce très intéressante, car nous avons maintenant mis les pieds partout où nous voulions. Contrat avec la municipalité (et il y a) le Centre régional de santé et de services sociaux, les agents d’immeuble et le ministère également. Le tout devrait stabiliser le côté monétaire ou grandement l’aider. »

Réseaux sociaux

Un élément a cependant beaucoup affecté le fondateur : la négativité des réseaux sociaux. « Ils attirent un certain nombre de personnes déplaisantes et impertinentes. Je vais apprendre comment bien gérer la négativité puisque tout ça est relativement nouveau pour moi. Nous avons essayé deux ou trois trucs avec un succès mitigé. Je ne suis pas d’accord de les ignorer, mais j’ai fait l’erreur de leur donner une plateforme et un temps un peu trop important », de conclure Karl Tardif Noël.

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