Troilus obtient du financement pour son projet minier

Les lignes électriques pour le projet sont installées. (Photo courtoisie Troilus)

Le projet minier Troilus progresse vers sa phase de construction grâce à la concrétisation de démarches de financement amorcées en 2024 auprès de partenaires européens. En parallèle, l’entreprise prépare l’acquisition d’équipements spécialisés dont la fabrication peut exiger jusqu’à deux ans. L’obtention du permis de construction, attendue vers juin 2027, demeure toutefois une étape déterminante avant le lancement des travaux.

Le développement du projet minier Troilus franchit une étape importante avec la concrétisation d’engagements financiers liés à la future production de concentré de cuivre. Les démarches entreprises en 2024 auprès de partenaires européens progressent désormais vers des mécanismes plus concrets pour soutenir la construction de l’installation minière.

« Au départ, c’était une intention, puis là, on l’a concrétisée », explique Daniel Bergeron, vice-président aux relations gouvernementales et aux projets spéciaux chez Troilus.

Partenariat commercial

Cette approche repose sur un partenariat commercial entre l’entreprise minière et des acteurs européens. Troilus prévoit acheminer une partie de sa production de concentré de cuivre vers des fonderies en Allemagne et en Suède. En contrepartie, des organismes de crédit liés à l’Allemagne, à la Suède et à la Finlande participent aux démarches visant à financer la construction du projet.

« C’est comme un donnant-donnant. On leur garantit un approvisionnement en concentré de cuivre pour les cinq à dix prochaines années. Puis, en contrepartie, ils financent la construction du projet », résume M. Bergeron.

Cette formule permet aux partenaires européens de sécuriser une partie de leur approvisionnement en cuivre, un métal essentiel à plusieurs secteurs industriels, tout en contribuant au développement d’une nouvelle source de production. Pour Troilus, ces engagements représentent un levier financier destiné à faire avancer le projet.

Équipements à commander longtemps d’avance

Parallèlement aux démarches financières, l’entreprise prépare plusieurs achats stratégiques. Certains mandats concernent les équipements techniques nécessaires au fonctionnement de l’usine de traitement du minerai, tandis que d’autres visent la flotte de camions destinée aux opérations.

La planification de ces acquisitions s’impose notamment en raison des délais de fabrication. Contrairement à des équipements disponibles immédiatement sur le marché, plusieurs composantes doivent être conçues et construites sur commande.

« Il y a certains éléments qui prennent entre 16, 18, 24 mois et même plus », précise Daniel Bergeron.

L’entreprise doit donc anticiper ses besoins afin de coordonner les commandes avec les prochaines étapes du projet. Cette préparation contribue à limiter les risques de retard lorsque viendra le temps de lancer la construction et de mettre en place les installations nécessaires à l’exploitation.

Permis de construction attendu en 2027

Malgré ces avancées, Troilus doit encore franchir une étape réglementaire majeure avant d’entreprendre les travaux. L’entreprise a déposé sa demande de permis de construction en juin 2025 et prévoit obtenir une réponse vers juin 2027.

Le processus implique plusieurs autorités, notamment les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que les instances autochtones concernées. Selon M. Bergeron, ces démarches demeurent particulièrement longues et complexes pour les projets situés au nord du 49e parallèle.

L’entreprise poursuit néanmoins ses préparatifs en parallèle des évaluations réglementaires. Son objectif consiste à faire progresser les volets financiers, techniques et administratifs afin de préparer le terrain pour la construction.

Si la concrétisation des engagements financiers constitue une avancée notable, l’obtention du permis demeure donc déterminante pour la suite du calendrier. La date de démarrage des opérations n’a pas été précisée pendant l’entrevue.

Pour Troilus, les prochains mois serviront ainsi à poursuivre les démarches de financement, à préparer les commandes d’équipements à longs délais de livraison et à faire avancer le processus d’autorisation. Ces étapes doivent permettre à l’entreprise de rapprocher son projet minier de sa phase de réalisation.

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