Les Jamésiens pourraient retrouver le droit de chasser en 2027

Guy Lafrenière, président du GREIBJ, a annoncé le consensus entre les Cris et les Jamésiens, qui devrait permettre la reprise partielle de la chasse dans la zone 17, à partir de l’automne 2027. (Photo archives)

Un consensus entre les Cris et les Jamésiens ouvre la voie à une éventuelle réouverture de la chasse à l’orignal dans la zone 17, fermée depuis 2022. La démarche prévoit une reprise graduelle dès l’automne 2027, en commençant par les Jamésiens et les personnes qui résident sur le territoire. Le projet devra toutefois franchir plusieurs étapes avant d’obtenir l’aval du gouvernement du Québec.

La possibilité de reprendre la chasse à l’orignal dans la zone 17 se précise. Une proposition de réouverture graduelle fait maintenant l’objet de démarches auprès des instances concernées, après des discussions, à la table du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James (GREIBJ) qui ont permis de rapprocher les positions des Cris et des Jamésiens.

Selon le président du GREIBJ, Guy Lafrenière, qui a expliqué les grandes lignes du projet en entrevue, l’objectif consiste à rétablir progressivement l’accès à la chasse tout en assurant un suivi de la population d’orignaux. La fermeture de la zone, entrée en vigueur en 2022, prive les chasseurs de cette possibilité depuis maintenant plusieurs années.

« Le principal enjeu consistait à s’entendre entre les Cris et les Jamésiens pour la réouverture de la chasse dans la zone 17 », souligne-t-il.

La proposition mise sur une reprise graduelle plutôt qu’une réouverture immédiate à tous les chasseurs québécois. L’automne 2027 constitue l’échéance envisagée pour amorcer cette démarche, sous réserve des autorisations nécessaires.

Une reprise par étapes

Le scénario défendu prévoit d’abord de permettre aux Jamésiens et aux personnes qui résident sur le territoire de recommencer à chasser. Si cette première étape se déroule bien, les autorités pourraient ensuite élargir progressivement l’accès à d’autres chasseurs.

Cette approche vise à éviter une réouverture trop rapide qui risquerait de compromettre les efforts de gestion de la population d’orignaux. « On veut l’ouvrir graduellement », explique-t-il, qui insiste sur l’importance de suivre l’évolution du cheptel au fil des années.

Le suivi de l’inventaire des orignaux représentera donc un élément important de la démarche. Les responsables souhaitent pouvoir mesurer les effets de la reprise avant d’autoriser un accès plus large à la zone 17.

L’objectif consiste notamment à éviter de devoir imposer une nouvelle fermeture quelques années après la réouverture. Une gestion progressive permettrait d’ajuster les mesures en fonction de l’évolution de la population animale.

Plusieurs étapes avant le feu vert

La proposition doit maintenant franchir différentes étapes administratives et politiques. Le comité conjoint chasse-pêche et piégeage constitue l’un des interlocuteurs importants dans ce processus.

Ce comité devra examiner la proposition et, s’il l’appuie, la transmettre au gouvernement du Québec. La décision finale ne relève donc pas uniquement des acteurs locaux. Le GREIBJ entend poursuivre les démarches avec les élus et la nouvelle députée de la région afin de convaincre Québec d’accepter le scénario proposé.

Il reconnaît toutefois que plusieurs étapes restent à franchir avant de concrétiser le projet. Pour l’instant, aucune réouverture officielle n’a été confirmée. L’automne 2027 demeure plutôt l’horizon visé par les promoteurs de la démarche.

Un consensus à préserver

Au-delà de la perspective de retrouver une activité de chasse, les discussions entre les Cris et les Jamésiens représentent un élément central du dossier. Cette entente constitue, selon le président, une avancée importante après la fermeture de la zone en 2022. La stratégie proposée repose désormais sur un équilibre entre l’accès à la ressource faunique et la protection du cheptel d’orignaux.

Le calendrier dépendra des prochaines décisions du comité conjoint et du gouvernement du Québec. D’ici là, les discussions se poursuivront afin de transformer le consensus régional en une proposition officiellement acceptée.

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