Tout savoir sur le projet Troilus et son échéancier

Le projet Troilus poursuit son développement. Photo : Troilus

Pour en connaitre davantage sur le projet Troilus, nous avons posé quelques questions à Arianne Bilas, gestionnaire des communications corporatives et du marketing pour Troilus afin de nous permettre de mieux comprendre l’avancée du projet, son échéancier et son ampleur.

Le projet a débuté quand et de quelle façon ?

Le projet Troilus est situé sur le site de l’ancienne mine Troilus, exploitée par Inmet Mining Corporation, de 1996 à 2010, durant lesquelles plus de 2 millions d’onces d’or et 70 000 tonnes de cuivre ont été produites. Troilus Mining a acquis la propriété en 2017 et a inscrit la Société en bourse en 2018 dans le but de relancer l’exploration et de faire progresser le projet vers sa remise en valeur.

Depuis, la Société a réalisé plus de 400 000 mètres de forage, ce qui a permis une croissance importante des ressources minérales. Au moment de l’acquisition, le projet comptait une ressource minérale indiquée de 2,05 millions d’onces équivalent or et une ressource minérale présumée de 0,70 million d’onces équivalent or. Aujourd’hui, le projet renferme une ressource minérale indiquée de 11,21 millions d’onces équivalent or et une ressource minérale présumée de 1,80 million d’onces équivalent or, faisant de Troilus l’un des plus importants projets aurifères et cuprifères non développés au Canada.

À la suite de cette importante croissance des ressources, la Société a publié une étude de faisabilité en 2024, qui présente un projet d’exploitation à ciel ouvert de 50 000 tonnes par jour sur une durée de vie de mine de 22 ans et qui confirme la viabilité technique et économique du projet.

Troilus a maintenant franchi le stade de l’exploration et concentre ses efforts sur les activités nécessaires à une éventuelle décision de construction, notamment l’obtention des permis et autorisations, l’ingénierie détaillée et le financement du projet.

Selon l’échéancier, on est rendu à quel niveau ?

Le projet Troilus a aujourd’hui franchi le stade de l’exploration et se trouve dans une phase avancée de développement, à l’approche d’une décision de construction.

L’ingénierie de base du projet a été complétée sous la direction de BBA et les travaux d’ingénierie détaillée sont en cours. La Société poursuit également l’avancement de son processus de financement, incluant les discussions avec ses partenaires financiers et les démarches visant à mettre en place le financement nécessaire à la construction du projet.

Les efforts sont désormais concentrés sur l’obtention des permis, l’ingénierie détaillée, le financement et les activités préparatoires sur le terrain afin de positionner le projet en vue d’une décision de construction.

Quelles seront les prochaines étapes ?
À la suite de la publication de l’étude de faisabilité en 2024 et du dépôt de l’Étude d’impact environnemental et social (ÉIES) auprès des gouvernements du Québec et du Canada en juin 2025, Troilus poursuit les principales activités requises en vue d’une décision de construction.

Les travaux d’ingénierie détaillée, réalisés sous la direction de BBA, sont en cours depuis février 2025. En parallèle, la Société poursuit le processus d’autorisation fédéral et provincial amorcé en 2022, avec des décisions attendues à la fin de 2026 ou au début de 2027. Troilus continue également de faire progresser ses démarches de financement.

Sur le terrain, certaines activités préparatoires sont déjà en cours, notamment le programme d’assèchement des fosses amorcé en aout 2024.

La mine pourrait être en exploitation en quelle année ?

Troilus vise actuellement une mise en service et le début des activités de préproduction en 2029. Cet échéancier repose sur l’obtention des permis requis, la mise en place du financement du projet et la prise d’une décision finale de construction.
Une fois en production, Troilus devrait devenir l’une des plus importantes mines d’or et de cuivre au Canada et contribuer de façon significative à la stratégie québécoise en matière de minéraux critiques ainsi qu’au développement économique du Québec et du Nord-du-Québec.

Le budget total pour la réalisation du projet est de combien ?

Selon l’étude de faisabilité publiée en 2024, le cout initial en capital du projet est estimé à environ 1,08 milliard de dollars américains.

Afin de financer le développement du projet, Troilus travaille actuellement à la mise en place d’un financement pouvant atteindre environ 1,2 milliard de dollars américains. La structure envisagée repose sur une combinaison d’environ 55 à 65 % de dette garantie de premier rang, 25 à 35 % de financement de type redevance ou flux métallique, et environ 10 % en capitaux propres.

Les démarches de financement progressent activement. Les travaux de vérification diligente sont actuellement en cours auprès des prêteurs potentiels dans le cadre du processus de financement par dette et la Société prévoit communiquer davantage de détails au marché sur son montage financier complet au quatrième trimestre de 2026.

Parlez-moi de l’obtention de l’allocation électrique

Le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont accordé au projet une allocation de 70 MW d’électricité pour soutenir sa construction et son exploitation. Cette étape importante contribue à réduire les risques liés au développement du projet et confirme son importance stratégique dans le cadre de la stratégie québécoise en matière de minéraux critiques.

Grâce à son accès à une énergie hydroélectrique renouvelable et à sa production prévue de cuivre, un minéral essentiel à l’électrification, aux technologies numériques et à la transition énergétique, Troilus est bien positionné pour contribuer au développement économique du Nord-du-Québec tout en participant à l’approvisionnement responsable en minéraux critiques nécessaires à l’économie de demain.

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