Rentrée scolaire – Le CECC plus populaire que jamais

Roxanne Joly, directrice du CECC, salue l’engouement croissant pour le l’établissement. Photo : Courtoisie

La rentrée scolaire bat son plein au primaire et au secondaire cette semaine, mais pour le Centre d’études collégiales de Chibougamau (CECC) c’est la semaine passée qu’a débuté l’action dans les locaux du CECC et c’est avec le vent dans les voiles que s’amorce la prochaine année scolaire.

C’est depuis le début du mois d’aout que l’équipe de centre se préparait à recevoir ses nouveaux élèves. Le personnel de soutien et la direction ont fait leur arrivée au début du mois, suivis des enseignants le 18 aout. Pour l’occasion et afin de bien démarrer la session d’automne, une rencontre a été faite pour leur présenter les projets pour l’année scolaire.

En 2024, le CECC a débuté l’année avec 129 étudiants dont 39 % provenaient de la clientèle internationale. Cette année, ce sont 143 étudiants qui fréquenteront l’établissement collégial. Toutefois, il y a une baisse d’étudiants internationaux à la hauteur de 9 %. « Cette baisse s’explique par les quotas qui sont imposés par le ministère », nous mentionne Mme Roxanne Joly, directrice de CECC depuis l’an dernier. Un fait intéressant, c’est que l’on remarque une augmentation de la clientèle jamésienne ce qui est une excellente nouvelle. « Nous avons aussi recruté des étudiants qui viennent de partout au Québec cette année. » À cela s’ajoutent des étudiants français qui font partie de programme d’un programme Accord Québec-France, où les étudiants qui ne sont pas subventionnés étudient entre autres dans le programme Natural Environnement Technology qui est une exclusivité au CECC. « Nos petites classes, la qualité de l’enseignement et les beaux taux de réussite dans des programmes contingentés favorisent le choix de notre établissement », ajoute la directrice.

Défis

Avec une augmentation de fréquentation, le Centre d’études a vu arriver son lot de défis augmenter. L’une des problématiques qui se pointe à l’horizon, c’est qu’on commence à se trouver un peu à l’étroit. « Cette année, nous avons ouvert toutes nos cohortes, que ce soit en soins infirmiers, techniques d’éducation spécialisée, Natural Environnement Technology, par exemple, nous avons 3 cohortes; en sciences humaines nous en avons 4, en science de la nature 2, ce qui fait que la gestion de l’espace devient un défi. » Comme l’organisation est locataire de ces locaux, il n’est pas possible d’agrandir. Elle doit gérer l’espace de façon optimale pour accueillir et desservir toutes les cohortes de programmes. « Nous avons dû faire des changements dans la gestion des locaux. Nous n’avons plus de salle de conférence. L’espace a été attribué à un département qui accueillait plus d’enseignants. » D’ailleurs, un des prochains défi de l’organisation sera ses locaux. Une des solutions serait d’acquérir la bâtisse pour faire des agrandissements. « Nous sommes rendus au maximum et va falloir agrandir pour développer de nouveaux programmes. »

Recrutement

Pour ce qui est du recrutement des enseignants, la direction a débuté le travail assez tôt et a réussi à combler tous les postes disponibles que ce soit pour la formation Natural Environnement Technology, en administration ou en technique d’éducation spécialisée. « Nous avons réussi à trouver notre monde. Il faut dire que c’est attirant comme milieu parce que nous sommes dynamiques et que nous sommes proches de l’équipe, des étudiants. » La directrice a mentionné que, malgré la distance, la salade est assez facile à vendre. Côté logement, là aussi tout se passe bien. « Nous avons aussi commencé à travailler tôt dans ce dossier connaissant nos besoins. Le CECC a développé un réseau de contacts avec différents propriétaires qui aiment bien la clientèle étudiante et qui, avant d’afficher leurs loyers, informent le centre des disponibilités. »

Pour ce qui est d’une résidence pour étudiants sur le terrain du CECC, une demande a déjà été soumise en collaboration avec le Centre de formation professionnelle. Une réponse est attendue ultérieurement. Une première pelletée de terre pour un milieu de vie autochtone devrait aussi avoir lieu sous peu.

Développer le nord

Mme Joly partage la vision de la Ville de Chibougamau et est contente du partenariat qui en ressort. D’ailleurs, un gros travail est fait avec les partenaires du milieu. « Nous sommes en communication avec la Ville pour ce qui est des logements qui sont disponibles. Ils sont également à l’écoute de nos besoins et sont proactifs. Nous avons une belle collaboration. » La directrice mentionne que tout le monde a le même but et le même discours : celui de développer le nord du Québec. Ce qui est intéressant, c’est que tous les intervenants vont dans la même direction.

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