Le maire de Chapais, Jacques Fortin, s’est rendu à Québec en compagnie de membres de l’équipe municipale afin d’aller rencontrer cinq ministres dans le but de discuter des enjeux abordés dans le mémoire de la municipalité.
Écoute de Québec
Jacques Fortin a multiplié les rencontres lors de son passage dans la vieille capitale. Accompagné de la directrice générale de la municipalité, Mélanie Gagné, et du conseiller municipal Mario Gravel, ils sont allés à la rencontre des représentants gouvernementaux.
Au cours de cette tournée, le maire a rencontré Isabelle Charest, ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Jean-François Simard, ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Éric Girard, ministre délégué au Développement économique régional, Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité publique, des Relations avec les Premières Nations et les Inuit et responsable de la région du Nord-du-Québec, un représentant du cabinet de Geneviève Guilbault, ministre des Affaires municipales, ainsi que le député d’Ungava, Denis Lamothe. M. Fortin se dit très heureux de l’accueil reçu à l’Assemblée nationale.
Par voie de communiqué, il souligne « leur ouverture à travailler avec la ville de Chapais. » Il poursuit en affirmant que « les échanges ont été constructifs et démontrent une réelle volonté de poser des gestes concrets pour soutenir la revitalisation de Chapais. Notre communauté est prête à aller de l’avant et à jouer pleinement son rôle dans le développement du Nord-du-Québec ». C’est le cabinet du ministre Ian Lafrenière qui a organisé cette tournée de rencontres. En entrevue, le ministre mentionne que M. Fortin « était bien accompagné, il y avait un plan, il y avait une carte, c’était clair. On a pu regarder les enjeux. »
Plans concrets
Plusieurs idées ont été amenées durant ces rencontres afin d’aider la situation économique de la ville de Chapais. Tout d’abord, le gouvernement du Québec va chercher du financement pour embaucher un agent de développement économique, ce qui devrait permettre de soutenir la croissance locale et la mise en œuvre de projets. De plus, des discussions ont porté sur la relance des Serres de Chapais, une initiative permettant un approvisionnement de fruits et de légumes provenant du Nord-du-Québec. D’ailleurs, Ian Lafrenière y voit une opportunité de collaborer avec les communautés voisines: « À Oujé-Bougoumou ou à Waswanipi entre autres, il y a des besoins d’avoir des légumes, des fruits. Alors, vraiment, il y a quelque chose d’intéressant […] je vais organiser rapidement une rencontre avec le chef Gaston Cooper et le maire pour voir si c’est possible. » M. Lafrenière affirme que des idées comme celle-ci sont idéales, vu le contexte économique actuel, car elles ne nécessitent pas d’investissement majeur du gouvernement : « On n’est pas dans une période où il y a de l’abondance présentement dans le budget. Mais on peut être créatifs, on peut sortir des idées », dit-il.
Centre sportif et communautaire
L’enjeu de l’aréna s’est aussi retrouvé au cœur des discussions entre les représentants de la ville de Chapais et les acteurs gouvernementaux. La municipalité devrait présenter sous peu une demande au Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) dans ce dossier. Jacques Fortin souhaite que la réalité de Chapais soit prise en compte lors de la sélection des projets : « C’est un peu ce qu’on est allés leur demander, d’ouvrir les œillères un peu puis de regarder pour ce qui pourrait nous aider dans le Nord. On a des contextes qui sont différents un peu du Sud, et puis ils se sont montrés très réceptifs à ça. » Le ministre responsable du Nord-du-Québec mentionne que le rôle du gouvernement, « c’est pas juste de dire à la personne “appliquez puis vous verrez”, c’est aussi de conseiller en disant : “oui, appliquez, mais contrôlez un peu vos ambitions parce qu’on sait qu’on va en avoir pour au moins 20 fois plus que ce qu’on va pouvoir donner. Faites en sorte de présenter quelque chose qu’on va être capable d’accepter pour vous aider à court terme” ».


