Une nouvelle activité voit le jour à Chibougamau, soit un atelier de réparation d’objets et de transmission des connaissances qui pourrait potentiellement devenir un rendez-vous mensuel. L’événement a eu lieu au Centre d’études collégiales, dimanche dernier.
Une première activité réussie
Le premier rendez-vous de L’écrou-visse a été un succès sur toute la ligne, selon les organisateurs. Une dizaine de bénévoles étaient présents afin de prêter main forte dimanche dernier. D’ailleurs, la plus jeune avait 11 ans. « Nous avons hâte d’organiser le prochain événement avec encore plus de monde et d’objets à réparer » raconte Yohan Foucron, organisateur de l’événement, quelques minutes après la fin de l’activité.
Une nouvelle initiative à Chibougamau
Le concept de L’écrou-visse est simple, toute la population est invitée à apporter un objet défectueux trouvé à la maison au Centre d’études collégiales à Chibougamau pour que des bénévoles puissent l’aider à le réparer. L’événement a lieu dans l’Exil du Cégep et les corridors avoisinants. Les participants ont le droit d’apporter un seul objet; ils sont accueillis et on leur propose un bénévole vers qui se tourner. « Nos bénévoles ont des spécialités. Il y en a qui sont meilleurs dans des domaines que d’en d’autres », explique Yohan Foucron. Les gens ont pu apporter des petits électroménagers comme un grille-pain, une machine à café, etc. Il y a aussi eu des ateliers de couture pour réparer des textiles, comme, par exemple, des rideaux et des vêtements. Pour l’instant, « on demande aux bénévoles d’apporter leurs outils », poursuit l’organisateur. Par la suite, « l’idée serait d’avoir une banque d’outils, pour que les gens n’aient pas besoin d’acheter un outil pour une seule réparation, ça évite la surconsommation ».
La prochaine édition de L’écrou-visse devrait avoir lieu au courant du mois d’octobre. Aucune date n’a été fixée pour le moment, mais celle-ci sera annoncée via la page Facebook de l’événement.
Un projet scolaire à l’origine
Yoan Foucron et Marion Kaiser ont eu l’idée de créer ce genre d’atelier, initialement, dans le cadre d’un cours de la technique des milieux naturels, offerte au Centre d’études collégiales à Chibougamau. Dans leur cours de développement durable, qui se déroule sur un an et demi (3 sessions), ils ont décidé de démarrer cette initiative, qu’ils veulent tout de même voir dépasser les limites de leur cours. « On aimerait que ça soit au-delà du cours, que ça perdure dans le temps et que ce soit à fond dans le développement durable » précisent les étudiants.
Financement
Pour que l’activité puisse se développer, les organisateurs sont à la recherche de financement: « On a parlé à Desjardins, à l’ARBJ et à la SADC, ça s’en vient à différents moments, j’ai l’impression. Ça se projette doucement.» Ceux-ci souhaitent obtenir du soutien financier, afin d’être en mesure de faire l’achat d’outils qui pourront être utilisés lors des séances de L’écrou-visse.


