Le projet Renaissance de l’Office municipal d’habitation de Chibougamau-Chapais vise à démolir 50 habitations à loyer modique, à Chibougamau, afin de les reconstruire en neuf. Le projet, qui devait initialement couter 23,7 millions de dollars, en coutera finalement 33,7.
Le projet Renaissance
La majorité des habitations à loyer modique des rues Lanctôt et Dufresne, à Chibougamau, ont été construites dans les années 1970, pendant la principale phase d’expansion de la ville. Plus de 50 ans plus tard, ces bâtiments ne sont plus au gout du jour, même que plusieurs logements ne peuvent être loués en raison de leur mauvais état. Dans son projet Renaissance, l’Office municipal d’habitation de Chibougamau-Chapais démolit un total de 50 logements, afin d’en reconstruire 50 nouveaux, au goût du jour. Pendant ce temps, les locataires actuels ont été relocalisés, aux frais de l’OMH, en attendant de pouvoir accéder à leur nouveau logement.
Hausse importante
Initialement, le projet Renaissance devait coûter 23,7 millions de dollars. Finalement, il en coûtera 33,7 millions. Cette hausse de 10 millions de dollars sera assumée à 90% par la Société d’Habitation du Québec et à 10% par la Ville de Chibougamau, faisant ainsi passer la contribution municipale de 2,3 à 3,3 millions de dollars.
Selon la présidente du conseil d’administration de l’OMH, Julie Tremblay, la hausse est tout simplement due à l’augmentation du cout de la vie : « Je fais le saut de mon épicerie comparé à il y a 4 ans. Je fais le saut de tout ce que j’achète. […] Dans les quatre dernières années, les prix ont explosé, les salaires ont monté, je veux dire, c’est comme ça partout. C’est sûr que le monde de la construction, il ne fait pas exception. » De plus, Mme Tremblay rappelle que la situation géographique de la ville n’aide pas à faire descendre les prix: « À Chibougamau, il y a toujours un pourcentage de plus comparativement aux autres régions. »
Cout des logements
En ce qui a trait au coût par porte, l’OMH n’est pas capable de le déterminer, selon la présidente de son CA. « On ne le compte pas de cette façon-là parce qu’il faudrait calculer, est-ce que c’est des 3 et demi, est-ce que c’est des 4 et demi […] est-ce qu’ils sont dans une maison en rangée versus est-ce qu’ils sont dans un bloc? Donc, il y a vraiment beaucoup de distinctions », explique-t-elle. Elle poursuit en affirmant que, selon elle, il ne faut pas diviser le cout total du projet par le nombre de logements qui seront construits afin d’obtenir un coût par porte. « Pour les gens c’est plus facile, mais nous, on ne le compte pas comme ça du tout », affirme Mme Tremblay.
La Société d’habitation du Québec a déjà accepté l’entente incluant la hausse de prix, de même que le conseil municipal de Chibougamau. L’Office municipal d’habitation espère être en mesure de signer le contrat avec l’entrepreneur la semaine prochaine. Après cette étape, un échéancier plus précis pourra être mis en place.


