Le Mirador des marmots face à une demande croissante de soutien familial

L’équipe du Mirador des mormots. Photo : Courtoisie

L’organisme communautaire Famille (OCF) publiait dernièrement que 15 % des familles québécoises fréquentaient un OCF, soit 1 famille sur 7. Mais elles pourraient être 15 % de plus si elles connaissaient l’existence de ces organismes et si elles avaient plus de ressources.

Dans un contexte de cout de la vie en hausse, d’inégalités persistantes et d’insécurité alimentaire croissante, les OCF jouent un rôle essentiel pour les familles, quels que soient leurs horizons. Accompagnement et réseautage parental, services de halte-garderie, ateliers créatifs et cuisines collectives, activités d’intégration à la communauté et de lutte à la pauvreté: les services sont multiples et diversifiés. Confrontés à une importante augmentation de l’achalandage et dans l’espoir de pouvoir supporter toujours plus de familles, les OCF doivent être reconnus et soutenus afin de maintenir leurs services essentiels – comme le recommandait encore en 2019 la Commission Laurent, suggérant un financement adéquat des OCF dans le but de pérenniser les services actuellement offerts et d’assurer le maintien des ressources humaines en place.

Mirador des marmots

L’organisme du Mirador des marmots offre les services auprès des familles depuis 1983. En tant qu’organisme communautaire dédié aux familles, elle s’assure d’offrir des activités de prévention et de promotion, des services d’aide et de soutien continu à tous les parents, et ce, en couvrant l’ensemble des étapes de vie des enfants, de 0 à 12 ans.

L’organisation est bien implantée dans le milieu, mais la demande reste forte dans le secteur, malgré l’arrivée de familles issues de l’immigration dans la région. Il faut noter aussi une augmentation au niveau des 4-5 ans. « Comme il n’y a plus de maternelle 4 ans à Chibougamau, sauf à l’école anglophone, il y a une demande accrue depuis 2 ans dans ce créneau », nous mentionne Julie Perreault, directrice de la Maison de la famille de Chibougamau.

« Nous ne sommes pas plus achalandés à l’exception de certains services. Il y a la halte-garderie qui connait une bonne augmentation avec les nouveaux arrivants mais, dans nos autres services, pas vraiment. Ce qui est plus difficile, nous dit-elle, c’est le financement qui est un combat perpétuel. Par exemple, nous, au Mirador, nous devons fermer l’été parce que nous n’avons pas assez de subventions pour payer nos employées tout l’été. C’est un choix que nous avons fait. Nous n’avons pas de difficultés à trouver des employées, mais le financement est plus complexe. Avec des entrées d’argent supplémentaires, nous pourrions envisager de couvrir la période estivale, mais ce n’est pas le cas. La clientèle est habituée comme ça maintenant. Il y a aussi le fait que l’organisation est propriétaire de ses locaux, cela amène des couts supplémentaires qui ne sont pas admissibles aux subventions. « Nous aurons bientôt certains investissements à faire dans notre bâtisse. C’est pour ça que nous faisons des levées de fonds. Ces investissements ne sont pas admissibles à des subventions. »

Quand on regarde la liste des services et des programmes offerts par la maison de la famille, le Mirador des marmots, elle est impressionnante. « Ce n’est pas tout, selon sa directrice Mme Perreault. Nous aimerions en offrir encore plus, mais c’est l’argent qui nous manque. » Cependant, toutes les personnes qui aimeraient participer ou avoir de l’information sont les bienvenues. Pour plus d’information, les gens peuvent se référer à la page Facebook de l’organisation et sur le Web.

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