L’aire marine d’Eeyou avance comme prévu

EJB-Study-Area-FR-11X17-24Feb2025 : Carte de Wiinipaakw (Parcs Canada)

La mise en place de la future aire marine d’Eeyou avance comme prévu, ce qui n’est généralement pas le cas des autres projets similaires, selon L’établissement des aires protégées marines, un rapport de la Vérificatrice générale du Canada rendu public le 6 novembre dernier.

Son représentant, le commissaire à l’environnement et au développement durable, Jerry V. DeMarco, conclut que le gouvernement fédéral n’est pas en voie d’établir des aires protégées et de conservation couvrant 25 % des écosystèmes marins et côtiers d’ici 2025, tel qu’il s’y était engagé. En mars 2025, seulement 15,5 % de ses aires marines et côtières étaient protégées et conservées, un manque à gagner de 544 063 kilomètres carrés pour arriver à la
cible.

Des directives non élaborées

Les trois ministères impliqués dans la création des aires marines sont Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada.
« Nous avons également conclu que les trois organisations fédérales n’avaient pas élaboré un plan de collaboration à jour en vue de mettre en place un réseau d’aires marines protégées et de conservation d’ici 2030 qui soient représentatives sur le plan écologique et importantes pour la biodiversité ainsi que pour les services et les fonctions des écosystèmes », analyse M. DeMarco.

Il considère en outre que les directives pour assurer la cohérence et la clarté des interdictions d’activités nuisibles dans les aires marines protégées n’ont pas été élaborées. On parle ici d’exploitation pétrolière, gazière ou minière, de chalutage de
fond, de rejet de déchets, etc.

Retards

Pour des aires marines projetées comme celles de l’ile Southampton (nord-ouest de la baie d’Hudson), à Inlet Kitkatla et au large de Haida Gwaii, (Plateau nord de la Colombie-Britannique), l’évaluation de la faisabilité du site d’intérêt était toujours en cours au moment de l’audit.

D’autres, comme celle du Chenal de Fundy et du banc de Browns en Nouvelle-Écosse sont plus avancées, mais en retard sur l’agenda prévu. La future aire marine d’Eeyou avançait au rythme anticipé au moment de l’audit. La phase 1, nommée Wiinipaakw, dans des eaux sous juridiction fédérale, est au stade de l’identification. La phase 2 est à l’étape de négociation d’ententes. « Elle inclut des zones intertidales et requiert donc la participation du gouvernement du Québec et possiblement de l’Ontario (pour la portion située plus au sud) », précise une porte-parole du Bureau du vérificateur général.

Wiinipaakw, qui est également une aire protégée autochtone, est alignée avec l’embouchure de rivière Chisasibi-La Grande jusqu’à la frontière séparant le Québec et l’Ontario. En octobre 2024, le gouvernement de la nation crie et Parcs Canada annonçaient avoir complété l’étude de faisabilité et signé un protocole d’entente. Les deux phases constituent 1% du 25 % des écosystèmes marins et côtiers d’ici 2025 qu’Ottawa s’est engagé à créer.

Un autre projet d’aire marine est en cours dans l’Ouest de la baie James, en Ontario, avec la participation de la Première Nation Omushkego

Facebook
Twitter
LinkedIn
Imprimer

ARTICLES SUGGÉRÉS