Juste avant d’avoir terminé « officiellement » trente-trois années dans le monde de l’éducation au secondaire, Anne-Marie Allard a renoué avec l’écriture et les arts visuels. Elle a mis trois ans à écrire son premier roman en cherchant du temps à travers ses activités d’enseignante, s’est mise à l’étude de la peinture acrylique d’abord, puis l’aquarelle et le pastel sec, tout en peaufinant ses recherches sur les rectifications orthographiques en langue française. Pour ce dernier volet, elle avoue avoir dû s’acharner pour y arriver tant les difficultés s’avéraient grandes, car il fallait reconditionner tout un apprentissage et s’approprier les nouvelles règles.
Depuis 1999, elle a écrit huit romans dont quatre sont publiés (L’héritier du secret, L’ombre du 49e, Léonie, L’ile D.), une vingtaine de contes pour enfants dont elle a réalisé les illustrations pour sept de ces contes, soit en version livre ou en kamishibaï, a présenté six expositions en solo de ses œuvres en art visuels. Pour cinq de ses contes pour enfants, elle a reçu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et ces contes sont tous étroitement liés avec la vie dans le Nord-du-Québec.
Depuis plus d’une dizaine d’années, elle raconte des histoires à des jeunes fréquentant les CPE, les garderies, les classes de maternelle et de première année avec le projet Rat conteur (Clé d’accès). Elle corrige aussi des articles édités par les journaux La Sentinelle et Le Jamésien, en y appliquant les rectifications orthographiques approuvées par l’Académie français depuis 1990. Elle rédige aussi une chronique d’orthographe Les maux des mots de façon régulière (382 au total jusqu’à ce jour). Cette chronique demande quand même pas mal de temps, car il faut s’assurer que ce soit simple mais vrai afin que tous et toutes puisent y trouver leur compte. Depuis trois années, elle s’intéresse à l’écriture inclusive et, là aussi, c’est un peu compliqué, mais pas impossible.
Depuis 2010, elle est présidente de l’association Les Arts en nord qu’elle a fondée avec Pierre Bureau et voit à promouvoir des activités culturelles et artistiques stimulantes pour la communauté environnante. Elle participe et a participé à des conseils d’administration et conseil d’établissement (école Vatican II).
Elle reconnait avoir un faible pour ses enfants et petits-enfants, car la vie familiale est d’une grande importance. Elle se sent épaulée par son conjoint Guy dans tout ce qu’elle entreprend et lui rend la pareille.
Dans sa routine quotidienne, il y a place pour l’apprentissage d’une autre langue : anglais, espagnol, italien. Une vingtaine de minutes suffisent. On peut donc apprendre à tous âges et ça tient l’esprit en alerte.
Quand sera-t-elle vieille? Seulement lorsqu’elle n’aura plus de projet et, ça, ce n’est pas pour bientôt. Elle en a encore beaucoup trop à réaliser.


