Du phoque des Îles-de-la-Madeleine au menu au CHSLD de Chibougamau

L'activité a connu un réel engouement. Photo : courtoisie

Le CHSLD Boréal a récemment accueilli une activité qui mêlait découvertes culinaires, échanges culturels et moments de partage. Pour l’occasion, Morgane Gauvin, vice-présidente de l’Association des chasseurs de phoques Intra-Québec, s’est déplacée afin de rencontrer les résidents, accompagnée du Multiservice Day Care Center (MSDC) de Mistissini.

Mme Gauvin a proposé une dégustation de jerky et de saucissons de loup-marin venus tout droit de l’archipel. Ces produits avaient été gracieusement envoyés jusqu’à la Baie-James par la Boucherie Côte à Côte de Cap-aux-Meules, seule entreprise autorisée au Québec à transformer et commercialiser la viande de phoque.

La présentation, offerte en français et en anglais, a également été traduite en cri afin de permettre aux résidents cris et aux invités de bien suivre les échanges. Cette attention particulière a été grandement appréciée et a contribué à créer un climat accueillant pour tous. Plusieurs personnes qui assistaient à la présentation ont posé des questions, intéressées par cette pratique peu connue.
En plus de la dégustation, les participants ont pu savourer un repas composé de soupe au riz et à l’orignal, de banique aux raisins et de pouding chômeur. Les discussions se sont rapidement animées autour des traditions liées à la chasse, à la préparation des aliments, à la fourrure et même à la couture à partir de peaux animales.

Mme Gauvin a aussi présenté un diaporama illustrant la chasse au phoque ainsi que les différentes façons de valoriser ses produits dans l’est du Québec. Une peau était également sur place, permettant aux participants de la toucher et d’en apprendre davantage sur son utilisation. Celle-ci provenait du Centre collégial de transfert technologique Écofaune boréale, affilié au Cégep de Saint-Félicien et de Chibougamau, qui travaille notamment à développer des pratiques durables dans les secteurs du cuir et de la fourrure.

Au-delà de l’aspect éducatif, l’activité visait aussi à renforcer les liens avec la communauté crie ainsi qu’avec les aînés de la résidence. La présence du MSDC de Mistissini s’inscrit dans une volonté de faciliter l’accès aux soins pour les membres des Premières Nations, d’améliorer leur expérience dans le réseau de la santé jamésien et de s’assurer qu’ils se sentent accueillis, compris et respectés.
Cette initiative a également permis aux participants de Chibougamau de découvrir une réalité différente, celle de l’archipel madelinot, ainsi que des produits moins connus dans la région.

De l’avis général, l’activité a été un franc succès. Entre découvertes, échanges et plaisirs gourmands, elle a su rassembler les générations et les cultures dans une atmosphère conviviale.

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