Au-delà des panneaux fracassés et des actes de vandalisme répétés, c’est aussi un investissement collectif et durable qui se retrouve dans la mire des malfaiteurs au site de Dek Hockey. Malgré la solidité reconnue des bandes en plastique ultra robuste, conçues pour traverser les années et limiter le remplacement de matériaux, des individus s’acharnent à les détruire volontairement. À ces dommages s’ajoute la présence d’une croix gammée peinte sur les installations, un geste qui accentue le climat d’inquiétude.
Devant ces méfaits, les responsables lancent un appel à la dénonciation afin de protéger un espace sportif pensé pour la communauté, mais aussi pour réduire l’empreinte environnementale liée à la reconstruction constante d’équipements vandalisés.
Une dizaine de bandes ont été trouées, arrachées ou fracassées, dont l’une présente une ouverture d’environ un pied de largeur. Certaines sections ont même été complètement détachées de leur structure métallique.
Le responsable du Dek Hockey, Éric Côté, ne peut préciser le moment exact où les gestes ont été commis. Selon lui, les dommages remonteraient toutefois au printemps.
« Je n’y suis pas allé de l’hiver. Je pense toutefois que ça s’est passé au printemps puisque, durant la période hivernale, des gens ont joué au hockey à cet endroit. Il y a quelques jours, c’est moi qui ai constaté le tout et j’ai avisé la Ville », explique-t-il.
Acharnement difficile à expliquer
Le responsable souligne que les matériaux visés figurent parmi les plus résistants utilisés pour ce type d’infrastructure sportive. Les bandes en plastique rigide, conçues pour résister pendant plusieurs années aux impacts répétés de rondelles durant l’hiver, reposent sur une structure d’acier solidement fixée par de gros rivets.
« Les bandes résistent à n’importe quel tir de rondelle. Pour réussir à les abimer, ça prend un acharnement majeur. Ça demeure inquiétant de constater toute l’énergie déployée pour les détériorer », mentionne-t-il.
Selon lui, les auteurs auraient nécessairement utilisé des outils afin d’arracher certaines composantes. « Il est certain que la ou les personnes en question ont pris plusieurs heures pour commettre ces gestes. C’est impossible de briser ça à mains nues. »
Des biens collectifs endommagés
Pour Éric Côté, ces gestes touchent directement l’ensemble de la communauté, puisqu’il s’agit d’équipements publics financés collectivement.
« Ça appartient à tout le monde. Détruire ces installations, c’est un peu détruire ce qui nous appartient collectivement. »
Malgré les dommages, le début des activités de Dek Hockey n’a pas été retardé. « On commence avec des bandes trouées. C’est malheureux de constater que, dans une petite communauté, certains s’attaquent à nos infrastructures », conclut-il.


