Le lac Campbell au cœur des études environnementales

Des prélèvements auront lieu sur le lac Campbell et les ruisseaux avoisinants pour mieux documenter le projet minier Opémiska. (Photo tirée du Facebook de Chapais)

La société minière XXIX Metal Corp., qui développe le projet Opémiska à Chapais, poursuit ses études environnementales en vue d’évaluer les caractéristiques du milieu naturel avant les éventuelles répercussions du projet.

Avant même l’obtention des autorisations nécessaires à la réalisation d’un projet minier, la connaissance du milieu naturel constitue une étape incontournable. Des relevés au lac Campbell et dans les cours d’eau environnants exécutés par GCM environnement Synergie contribueront à documenter l’état de l’environnement et à mieux mesurer les effets éventuels des activités minières.

Des équipes spécialisées doivent effectuer, dans les prochains jours, de nouveaux relevés environnementaux au lac Campbell et dans certains ruisseaux des environs de Chapais. Ces travaux s’inscrivent dans une étude de référence environnementale destinée à établir un portrait du milieu naturel avant les éventuels impacts du projet minier.

Mieux comprendre les conditions environnementales

Guy Lebel, président-directeur général de l’entreprise responsable des travaux, explique que cette démarche permettra de mieux comprendre les conditions environnementales actuelles et d’évaluer les changements susceptibles de survenir avec le développement de la mine.

« On veut connaitre le niveau actuel de l’écosystème avant qu’il y ait des impacts de la mine », résume-t-il au cours d’un entretien.

Les relevés porteront notamment sur la caractérisation des berges, l’écoulement de l’eau dans de petits cours d’eau et la capacité des poissons à circuler dans ces milieux aquatiques. Ces observations contribueront à dresser un portrait plus précis des habitats naturels présents dans le secteur.

Des observations sur plusieurs saisons

Les travaux ne se limitent pas à une seule intervention sur le terrain. Selon Guy Lebel, les équipes recueillent déjà différentes données depuis le début de l’été. Les campagnes comprennent des mesures, des prélèvements et des vérifications portant sur plusieurs composantes de l’environnement.

Les inventaires concernent notamment les oiseaux, les chauves-souris, les petits mammifères, la flore et les poissons. Cette diversité d’observations vise à documenter les caractéristiques du territoire et à établir une référence permettant d’évaluer les changements au fil du développement du projet.

Le calendrier s’étendra sur plusieurs saisons. Certaines prises d’échantillons doivent se répéter à chaque trimestre pendant quatre trimestres, tandis que d’autres observations nécessiteront huit trimestres de suivi. Selon les précisions fournies par M. Lebel, une partie du programme devrait ainsi se poursuivre jusqu’en 2027.

Cette approche permettra de recueillir des données à différentes périodes de l’année, plutôt que de limiter l’analyse à un portrait ponctuel du milieu naturel.

Une étape préalable à l’évaluation des impacts

L’étude de référence environnementale représente une étape importante dans la préparation d’un projet minier. En documentant les conditions initiales du territoire, les spécialistes pourront ensuite comparer les observations et mieux cerner les changements associés aux activités industrielles.

Les résultats contribueront à caractériser les composantes du milieu susceptibles de subir des effets, notamment les habitats aquatiques et terrestres. Ils fourniront également des données utiles à l’analyse environnementale du projet et à la préparation des démarches d’autorisation.

Guy Lebel rappelle que cette connaissance du territoire doit précéder l’évaluation des impacts potentiels. Il décrit cette démarche comme la base du travail à réaliser avant le développement minier.

FaunENord collabore

FaunENord participera aux activités de terrain en collaboration avec GCM, selon les informations communiquées lors de l’entrevue avec Guy Lebel. Cette participation permettra de mobiliser des intervenants de la région dans la réalisation de certaines opérations.

La Ville de Chapais a d’ailleurs annoncé la tenue de relevés au lac Campbell et dans certains ruisseaux des environs. Les intervenants pourraient également circuler sur une portion du sentier Campbell. Ils porteront un dossard et une identification officielle afin de faciliter leur reconnaissance par les usagers du secteur.

Si les interventions annoncées doivent se dérouler rapidement, l’ensemble du programme environnemental s’inscrit dans une démarche plus longue, qui se poursuivra sur plusieurs trimestres.

Au-delà des prélèvements, l’enjeu consiste à acquérir une connaissance suffisamment précise du milieu naturel pour mesurer les changements éventuels associés au projet minier.

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