Zone 17 – Des citoyens continuent de faire pression sur le GREIBJ

Le nouveau grand chef de la nation crie et président du GREIBJ, Paul John Murdoch (gauche), et Manon Cyr, vice-présidente de l’organisation et mairesse de Chibougamau (droite), lors de la dernière séance du gouvernement régional. Photo : Olivier Hébert

Afin de faire valoir leurs préoccupations quant au moratoire sur la chasse à l’orignal, qui perdure depuis 2022 dans la zone 17, une douzaine de citoyens se sont présentés à la dernière séance du Gouvernement régional Eeyou Istchee Baie-James (GREIBJ), qui se déroulait à Chibougamau.

Préoccupations des citoyens

Après s’être présentés à une séance du GREIBJ à Chapais, en avril dernier, plusieurs citoyens inquiets de l’avenir de la chasse à l’orignal dans la zone 17 se sont rendus à la séance qui s’est déroulée à Chibougamau, le 12 aout dernier, afin de faire valoir, encore une fois, leurs préoccupations auprès du gouvernement régional. Le principal point qui a été soulevé par les participants est le manque de consultation publique avant la prise de décisions. Steve Bédard, un citoyen, s’est notamment plaint du manque de représentation des chasseurs jamésiens. « On n’a pas été consultés quand vous avez fait votre réunion […] on vit avec vous tous les jours, mais vous ne nous consultez pas, vous faites une consultation entre chefs de bande. Il me semble que ça aurait été normal de faire une consultation avant de fermer la zone 17, on vous aurait dit ce qui se passe vraiment. »

Réponse positive des élus

D’entrée de jeu, le grand chef cri et président du GREIBJ, Paul John Murdoch, qui en était à sa première séance publique, tenait à préciser que la prévisibilité du cheptel est d’une haute importance. « Une des raisons pour lesquelles on se trouve dans la situation où on en est avec le moratoire, c’est le délai entre inventaires, suivis et on attend qu’il y ait une crise avant de réagir. On ne veut plus être dans cette situation-là, on ne veut pas vous avertir un mois d’avance s’il y a quelque chose qui change. » Le grand chef a, par la suite, précisé que des discussions sont en cours et que des efforts sont déployés des deux côtés. M. Murdoch explique en outre qu’il a trop souvent été témoin de consultations citoyennes organisées sans que l’information complète ne soit fournie à la population. Selon lui, ces situations peuvent donner aux gens l’impression de ne pas avoir été entendus. Des efforts sont faits du côté cri pour améliorer le processus de consultation.

La cheffe de Waswanipi, Irène Neeposh, bien impliquée dans le dossier a, elle aussi, tenu à préciser qu’il y un manque sur le plan de la communication. « À la dernière réunion, c’était notre intention d’avoir un dialogue sur le sujet, mais il n’y a personne pour organiser la session qu’on aimerait avoir. » L’idée d’inclure les associations de chasse et pêche a aussi été proposée, suggestion qui a semblé plaire à tous les partis.

Finalement, autre victoire pour les chasseurs, le point devrait officiellement être à l’ordre du jour de la prochaine séance du gouvernement régional, qui se déroulera le 7 octobre prochain, à Wemindji.

(Article rédigé par Olivier Hébert, Initiative de journalisme local)

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