La Baie-James élabore un Plan climat

Le projet permettra de définir une vision régionale des enjeux climatiques et de cibler des solutions adaptées aux réalités de la Baie-James. Photo : La Sentinelle

L’Administration régionale Baie-James (ARBJ), en collaboration avec les municipalités jamésiennes, poursuit l’élaboration du Plan climat de la Baie-James, une démarche visant à mieux anticiper les effets des changements climatiques, à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à accroître la capacité d’adaptation des communautés du territoire.

Amorcé en avril 2024, le projet permettra de définir une vision régionale des enjeux climatiques et de cibler des solutions adaptées aux réalités particulières de la Baie-James.
Pour mener ce mandat à terme, l’ARBJ a retenu les services de FaunENord, un organisme à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir le développement durable sur le territoire d’Eeyou Istchee Baie-James.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Accélérer la transition climatique locale (ATCL) du gouvernement du Québec, qui soutient les organismes municipaux dans la planification et le déploiement d’actions concrètes destinées à faire face aux changements climatiques.

« L’un des objectifs du Plan climat consiste à mieux documenter les réalités du territoire afin de proposer des mesures adaptées aux particularités jamésiennes », souligne la directrice générale de l’ARBJ, Marie-Claude Brousseau.
Un budget de 2 M$

Près de 2 M$ sont prévus dans la région du Nord-du-Québec pour soutenir l’élaboration de plans de lutte contre les changements climatiques.
Le Plan climat couvrira les territoires de Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon et Matagami, ainsi que celui du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie-James.
Sa réalisation repose sur la participation des municipalités, des organismes régionaux, des instances gouvernementales et de nombreux partenaires du milieu.

Une mobilisation déjà bien amorcée

Après deux années de travail préparatoire, plusieurs constats se dégagent déjà.
« Nous observons une forte mobilisation des partenaires municipaux et régionaux, une meilleure compréhension des enjeux climatiques propres au territoire ainsi qu’une prise de conscience de la nécessité d’adapter les solutions aux réalités jamésiennes, notamment en raison des grandes distances, du climat nordique et des particularités des communautés », explique Mme Brousseau.
Elle souligne également l’importance d’une approche concertée réunissant municipalités, organismes régionaux, gouvernements et partenaires locaux autour d’objectifs communs.
Selon elle, cette démarche contribue déjà à construire une vision régionale qui orientera les actions des prochaines années.

Des orientations encore à définir

Aucune orientation définitive n’a toutefois encore été adoptée.
« L’objectif de la démarche consiste justement à permettre aux partenaires de définir collectivement ces orientations à partir des analyses qui seront réalisées », précise la directrice générale.

Certaines grandes thématiques guident néanmoins les travaux en cours, dont l’évaluation des risques climatiques propres au territoire, la réalisation d’un inventaire des émissions de GES, l’identification de mesures concrètes pour limiter les impacts des changements climatiques, le renforcement de la résilience des communautés, des infrastructures et des milieux naturels, ainsi que le développement d’une vision régionale adaptée au contexte jamésien.
« L’objectif ultime demeure de mieux préparer les communautés, les infrastructures et les milieux naturels aux défis climatiques des prochaines décennies », ajoute-t-elle.

Deux étapes et une vision à long terme

La première phase du projet, consacrée à l’élaboration du Plan climat, se poursuivra jusqu’au dépôt du document final au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, prévu en mars 2027.

La seconde phase portera sur la mise en œuvre graduelle des mesures retenues. Celle-ci pourrait s’échelonner sur une période d’environ dix ans après l’approbation du Plan climat.
Au-delà de la planification, cette démarche offre l’occasion de mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire autour d’une vision commune afin de renforcer la résilience des communautés et de mieux préparer la région aux défis climatiques qui marqueront les prochaines décennies.

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