La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu publiques les conclusions de son enquête sur l’accident ayant coûté la vie à un travailleur de 30 ans de Dhilmar Éléonore le 26 août 2025, suite à une électrocution, à la mine souterraine Éléonore située dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James. L’enquête a permis de déterminer que le travailleur est décédé après être entré en contact avec une phase sous tension d’un coffret de branchement. L’industrie minière est encadrée par de nombreuses lois et règlements tant en matière de santé et de sécurité qu’en matière environnementale.
« De plus, plusieurs comités et organismes travaillent à améliorer continuellement les pratiques de concert avec les sociétés minières », explique Emmanuelle Toussaint, présidente directrice-générale de l’Association minière du Québec (AMQ). « Par exemple, l’AMQ offre de multiples formations, participe à des comités de la CNESST et collabore avec l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur minier. Par ailleurs, l’AMQ a mis sur pied une toute nouvelle formation de trois jours consacrés au sauvetage minier, démontrant l’importance que consacre l’industrie à la santé et sécurité de ses travailleurs Il suffit de visiter un site minier pour réaliser à quel point les pratiques en santé et de sécurité sont au centre des opérations minières », ajoute-t-elle.
La santé et la sécurité avant tout
La CNESST estime que cet accident aurait pu être évité, notamment si l’inspection visuelle des phases avait été possible sans que ces dernières soient physiquement accessibles.
« La santé et la sécurité occupent une place prioritaire dans les installations minières du Québec. Les entreprises y maintiennent des normes élevées et un encadrement strict, peu importe leur localisation sur le territoire. »
Électrocuté sous terre
Le jour de l’accident, le travailleur se trouvait dans une galerie de la mine souterraine Éléonore et s’affairait à l’ajout d’un câble électrique entre une sous-station électrique et une foreuse-aléseuse. Pour une raison inconnue, il est monté sur l’unité de puissance de la foreuse-aléseuse afin d’ouvrir le coffret de branchement dont les composantes étaient sous tension. C’est à l’ouverture du coffret a subi une décharge électrique. Il a été transporté à l’infirmerie à la surface, où son décès a été constaté.
L’enquête a permis à la CNESST de retenir une cause pour expliquer l’accident : Un travailleur a reçu une décharge électrique mortelle de 347 volts quand son pouce gauche est entré en contact avec une phase sous tension et que sa main droite maintenait le couvercle du coffret de branchement, ce dernier étant mis à la terre.
Comment éviter un tel accident
Pour prévenir les accidents sur des installations électriques, des solutions existent, notamment en rendant les zones sous tension inaccessibles tout en permettant leur inspection visuelle.
La CNESST recommande également de mettre le circuit hors tension en combinaison avec une procédure de cadenassage, avant d’accéder à l’intérieur d’un coffret de branchement.
Suivis de l’enquête
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête, notamment aux associations d’employeurs et de travailleurs, à ses partenaires susceptibles d’être concernés par l’enquête ainsi qu’au ministère de l’Éducation qui le diffusera dans les établissements scolaires visés.


