À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, La Sentinelle a sollicité une actrice très impliquée de la région : Dominique Simard, directrice du Collectif condition féminine Baie-James afin qu’elle réponde à ces trois questions.
Qu’est-ce que signifie pour vous être “deboutte” aujourd’hui, comme femme dans notre région ?
Être deboutte en Baie-James, ça signifie être présente et investie pour défendre les droits des femmes. C’est de siéger sur les conseils d’administration, les comités de parents, de s’impliquer et de participer aux activités de mobilisation et de concertation pour prendre la parole, alimenter la réflexion et contribuer au maintien et l’amélioration des conditions de vie des femmes et de la population, par nos actions.
Selon vous, quels droits ou quelles avancées pour les femmes doivent absolument être protégés pour les prochaines générations ?
La liberté de choix et de décision sont les droits fondamentaux que doivent défendre les femmes. Nous venons de le voir, avec l’importance de la mobilisation sur la question de l’avortement. Nous devons préserver ces droits de choisir de notre chemin de vie, quelle qu’en soit l’issue, la liberté doit être le lien de toutes nos actions et nos mobilisations.
Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes femmes pour qu’elles restent, elles aussi, “deboutte” ?
Je voudrais transmettre aux jeunes femmes de se faire confiance, de foncer et de rester deboutte. Dans la turbulence, il peut arriver que ça brasse, mais avec un bon ancrage, rien ni personne ne peut vous déloger. Inspirez-vous des femmes qui portent cette région à bout de bras, à coup de cœur. Nous sommes nombreuses, actives et nous avons besoin de la force des jeunes pour poursuivre l’aventure nordique.


