Troilus et CFP : deux annonces porteuses pour la région

Le CFP de la Baie-James est le premier centre de formation professionnelle au Québec à déployer la nouvelle entente avec Hydro-Québec, contribuant ainsi à préparer la relève dans un secteur où des milliers d’emplois devront être pourvus au cours des prochaines années. Photo : Facebook - CFP Baie-James

Deux annonces majeures sont venues renforcer les perspectives économiques et énergétiques du Nord-du-Québec lundi.

D’une part, la Corporation minière Troilus a obtenu l’allocation complète d’énergie de 70 mégawatts d’Hydro-Québec et du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, une étape jugée déterminante pour la construction et l’exploitation de son projet cuprifère situé au centre-nord du Québec. Cette confirmation réduit les risques entourant le projet et permet à l’entreprise de poursuivre l’avancement des autorisations et des travaux préparatoires. Selon l’étude de faisabilité publiée en 2024, la mine aurait une durée de vie de 22 ans et pourrait générer environ 1 000 emplois directs durant la construction ainsi que plus de 680 emplois permanents pendant son exploitation.

D’autre part, le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de près de 22 millions de dollars afin de faire du Centre de formation professionnelle de la Baie-James un pôle stratégique pour la formation des monteurs de lignes. Réalisé en collaboration avec Hydro-Québec, le Centre de services scolaire de la Baie-James et l’Administration régionale Baie-James, le projet vise à répondre aux besoins grandissants de main-d’œuvre liés aux grands chantiers énergétiques. Une première cohorte de 45 élèves est déjà en formation.

Ces deux annonces témoignent de l’importance croissante du Nord-du-Québec dans la transition énergétique québécoise. Alors que la relance du projet Troilus pourrait engendrer des retombées économiques majeures, le développement d’une expertise locale en montage de lignes permettra de former la main-d’œuvre nécessaire aux investissements énergétiques des prochaines années. Ensemble, ces projets illustrent la volonté du gouvernement, d’Hydro-Québec et de leurs partenaires de miser sur les ressources et les compétences régionales afin de soutenir le développement économique du Nord et de créer des emplois spécialisés durables.

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