Le projet minier Windfall, développé par Gold Fields dans la région d’Eeyou Istchee Baie-James, vient de franchir une étape déterminante. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs a délivré le certificat d’autorisation permettant à l’entreprise d’amorcer les démarches en vue de la construction de la future mine d’or.
La confirmation est arrivée vendredi en fin de journée, selon Andréanne Boisvert, vice-présidente environnement et relations communautaires chez Gold Fields et porte-parole de l’entreprise.
« C’est l’autorisation qui nous permet de débuter la construction », précise-t-elle.
Cette décision met fin à la procédure d’évaluation environnementale du projet et ouvre également la porte aux demandes d’autorisations secondaires nécessaires à la réalisation des différentes étapes des travaux.
L’entreprise prévoit maintenant procéder à la remobilisation de ses équipes sur le site de Windfall et reprendre certaines activités qui avaient été temporairement suspendues à la suite de l’expiration d’un permis d’exploration pour les chantiers en vrac.
Des travaux préparatoires de génie civil doivent également commencer sous peu, notamment la construction des installations du campement. Ces interventions permettront de préparer le terrain en vue du lancement de la phase de construction au début de 2027.
« On va réaliser des travaux de génie civil, de premiers travaux, comme la construction des installations du campement. Ça va débuter sous peu pour qu’on soit prêts pour une remobilisation au début de l’année 2027 pour aller en construction », explique Andréanne Boisvert.
Une construction de 30 à 36 mois
Même si le feu vert environnemental représente une avancée importante, Gold Fields doit encore préciser son échéancier définitif. L’entreprise estime actuellement que la construction pourrait s’échelonner sur une période de 30 à 36 mois.
La date de mise en production demeure toutefois à confirmer. Selon la porte-parole, celle-ci sera notamment déterminée en fonction de la décision finale d’investissement et de la planification détaillée des travaux.
« On vient tout juste d’obtenir le feu vert et il y a quand même une planification qui est requise en lien avec l’échéancier du projet », souligne-t-elle. La décision finale d’investissement constituera donc un autre jalon important avant le passage à la prochaine phase de réalisation.
Des retombées régionales attendues
Au-delà des travaux de construction, le projet Windfall représente des perspectives économiques importantes pour les communautés de la région, notamment Lebel-sur-Quévillon et les autres collectivités d’Eeyou Istchee Baie-James.
En entrevue, le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, qui s’était montré, au cours des derniers mois, déçu de l’avancement du dossier, pousse un soupir de soulagement : « Ça fait 20 ans qu’on en entend parler et enfin, on vient de franchir une étape décisive », déclare-t-il.
Nombre d’emplois à préciser
Gold Fields prévoit générer des emplois ainsi que des occasions d’affaires pour les entreprises régionales, particulièrement dans les domaines de l’approvisionnement, des services et de la sous-traitance.
Toutefois, l’entreprise n’est pas encore en mesure de préciser le nombre d’emplois qui seront créés pendant la construction et lorsque la mine sera en exploitation.
« On est vraiment en train de finaliser le compte du nombre d’emplois et des opportunités d’affaires qui seront disponibles en lien avec la construction et les opérations », indique Andréanne Boisvert.
Des données plus précises seront communiquées au moment de la décision finale d’investissement. La porte-parole insiste néanmoins sur l’importance de la participation des entreprises de la région aux différentes étapes du projet. Gold Fields souhaite favoriser les achats locaux et permettre aux fournisseurs régionaux de profiter des contrats qui découleront de la construction et de l’exploitation.
« Chose certaine, ça va créer de bonnes occasions pour des emplois de qualité, des contrats d’approvisionnement et beaucoup d’opportunités en termes d’achats locaux afin de s’assurer de la participation des entreprises en région », affirme-t-elle.
Un projet développé de façon responsable
Situé sur le territoire traditionnel de la Première Nation crie de Waswanipi, à environ 115 kilomètres à l’est de Lebel-sur-Quévillon, rappelons que le projet a fait l’objet de plusieurs années d’études environnementales et de consultations.
L’obtention du certificat d’autorisation survient quelques mois après la signature, en juin 2026, de l’Entente Uukiimau avec la Première Nation crie de Waswanipi, le Gouvernement de la Nation crie et le Grand Conseil des Cris.
Pour Gold Fields, ces étapes témoignent de la possibilité de faire progresser un projet minier en tenant compte des exigences environnementales et des relations avec les communautés concernées.
« Nous sommes vraiment très fiers de cet accomplissement. Ça démontre qu’un projet minier qui est bâti de façon responsable peut progresser au Québec, dans le respect, la transparence et la création de valeur partagée pour les communautés », conclut Andréanne Boisvert.


