L’ARBJ prend acte de la décision – La route Billy Diamond en voie de passer sous la responsabilité du MTMD

Le conseil d’administration de l’ARBJ a tenu une séance régulière le jeudi 20 septembre dernier, à la localité de Valcanton. (Photo courtoisie ARBJ)

Le gouvernement du Québec a récemment adopté un décret visant à transférer la responsabilité de la route Billy Diamond de la Société de développement de la Baie James (SDBJ) au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). L’Administration régionale Baie-James (ARBJ) a pris acte de cette décision et souhaite faire valoir certaines préoccupations quant à la suite des choses. Ce changement pourrait favoriser cette importante voie d’accès au territoire de la Baie-James, notamment en matière d’entretien et de sécurité qui borde son tracé.

L’ARBJ demande au gouvernement de reconnaître et de maintenir le caractère stratégique, spécifique et atypique de la route Billy-Diamond, de préserver ses caractéristiques particulières et d’assurer un financement adéquat, tout en maintenant les acquis liés à sa gestion et à son entretien.

Elle demande également de reconnaître et de maintenir le rôle stratégique de la SDBJ dans la gestion de la route, de préserver son expertise historique, technique, opérationnelle et territoriale, de maintenir les mécanismes de collaboration avec les partenaires et de mettre à profit son agilité et sa capacité à régionaliser certains contrats.
Un sujet d’actualité qui faisait partie de l’ordre du jour du dernier conseil d’administration qui s’était réuni, le jeudi 20 août dernier, dans le secteur de la Localité de Valcanton.
« C’est un dossier extrêmement technique et très important. La Billy Diamond est une route atypique dans le portefeuille des routes du Québec. Une route hors norme à plusieurs égards », explique Nichèle Compartino, présidente de l’ARBJ.

« Un changement de responsabilité qui va nous permettre de bonifier cette infrastructure qui est absolument stratégique pour le développement de notre région, bien sûr, pour le développement de la Baie-James, sans oublier qu’elle est devenue une route d’accès aux communautés et au transport. »

Le décret a été adopté récemment, mais sa mise en vigueur est prévue dans les prochains mois. « D’après les informations dont nous disposons, les modalités d’application restent encore à déterminer », nous a expliqué Marie-Claude Brousseau, directrice générale de l’ARBJ.

Concertation minière

Lors du dernier conseil d’administration de l’ARBJ il a été question du projet de la Table jamésienne de concertation minière qui vise à soutenir les activités de la Table jamésienne de concertation minière (TJCM). Une Table qui vise à renforcer l’expertise, l’intelligence territoriale et la concertation liées au développement minier à la Baie-James.

Il comprend la réalisation d’analyses et d’outils d’aide à la décision, le transfert de connaissances, le développement des compétences, les représentations stratégiques ainsi que le développement de mandats auprès des entreprises minières.

« Nous avons structuré notre soutien autour d’indicateurs touchant trois grandes orientations : l’intelligence territoriale et le positionnement stratégique, la cohésion jamésienne et la représentation stratégique, ainsi que la concertation et la mobilisation des acteurs sur la scène nationale », explique Marie-Claude Brousseau, directrice générale de l’ARBJ.

Chargée de projets en économie sociale

Depuis 2020, l’ARBJ collabore avec le Chantier de l’économie sociale et la Fondation Lucie et André Chagnon afin de soutenir le développement de l’économie sociale et les initiatives collectives sur le territoire.
« L’entente étant arrivée à échéance le 30 juin 2026, les partenaires souhaitent renouveler leur collaboration pour trois ans, soit jusqu’en juin 2029, en déployant la démarche AncrÉS, qui vise à renforcer l’innovation, le partage d’expertise et la capacité des milieux à répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux du territoire », ajoute-t-elle.

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