L’homme de 39 ans, originaire de Chibougamau, qui avait été condamné en novembre 2013 à une sentence de 12 ans et sept mois pour l’homicide involontaire de sa conjointe, Cindy Gauthier, voit sa liberté d’office être révoquée par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).
Weizineau est assigné à résidence alors que la CLCC a révoqué sa libération d’office lors d’une décision rendue le 2 avril dernier. Dans le rapport de la CLCC, avant la présente suspension, Weizineau est resté trois ans et demi en collectivité et, selon l’équipe de gestion de cas (ÉGC), il s’est réintégré positivement en société et aucune violence n’a été notée, autant dans son discours et son comportement. De plus, aucun bris de condition n’a été observé.
Cependant, le cadre de sa surveillance s’est resserré à la suite de la dénonciation d’utilisation d’une fausse identité sur les médias sociaux afin de rencontrer l’âme sœur. C’est le 11 décembre dernier, lors d’une interception policière, alors que son système d’échappement faisait trop de bruit, que les policiers ont observé qu’il portait des vêtements féminins avec de faux cils, prétextant arriver du travail. Suite à cette intervention, les policiers ont contacté le Centre national de surveillance qui a convoqué Weizineau, le lendemain, pour une rencontre de surveillance.
Lors de la rencontre, les autorités ont constaté qu’il avait du vernis semi-effacé sur les ongles, soi-disant de la peinture, mais niait avoir porté des faux cils la veille. De plus, les explications données sur ses activités de la veille ne correspondaient pas à la version donnée aux policiers. Lorsque questionné sur son habillement, il a prétendu essayer un nouveau look pour ne pas être reconnu. Les autorités ont rapidement identifié que le comportement de se promener en voiture dans le centre-ville, habillé en femme, était une situation identique au comportement adopté le jour de son arrestation, alors qu’il était également habillé en femme pour tenter d’enlever et de violer une inconnue dans les rues de Dolbeau-Mistassini.
Après évaluation, la Commission des libérations conditionnelles a révoqué sa libération d’office, car elle est d’avis qu’il représente un risque de récidive avant l’expiration légale de la peine, un risque inacceptable pour la société. Weizineau sera assigné à résidence jusqu’à nouvel ordre avec des conditions strictes. La commission se dit prête à évaluer son statut sur demande.
Il faut noter que, contrairement à une libération conditionnelle, la libération d’office n’est pas une « réduction de peine », mais un changement du lieu de détention : le délinquant passe de la cellule à la collectivité, tout en restant sous la supervision étroite des agents de libération conditionnelle jusqu’à la fin officielle de sa sentence.


