Même si les inscriptions se poursuivent durant toute l’année scolaire, le Centre de formation générale des adultes (CFGA) de la Baie-James a enregistré 103 ouvertures de dossier au cours des trois dernières semaines. Un nombre important de nouvelles inscriptions pour une aussi courte période. Ces données excluent toutefois les personnes qui fréquentent le Centre pour suivre des cours de francisation, qui représentent actuellement un défi d’importance pour l’organisation scolaire.
Habituellement, le CFGA accueille en moyenne 200 nouveaux inscrits sur l’ensemble de l’année. Les résultats enregistrés depuis la rentrée témoignent donc d’un nombre élevé de nouveaux étudiants pour cette période de l’année. « En trois semaines, il s’agit d’un gros début d’année scolaire. Nos classes se trouvent bien remplies. En début de semaine, nos groupes sont à pleine capacité », explique Marie-Pier Turcotte, directrice du service et du Centre de formation générale des adultes de la Baie-James.
Début difficile pour certains
Pour l’ensemble de l’année scolaire 2026-2027, la direction prévoit une fréquentation similaire à celle de l’an dernier. Elle souligne toutefois les difficultés rencontrées par certains étudiants au début de leur parcours. Plusieurs s’inscrivent à temps plein, puis constatent qu’un tel rythme ne correspond finalement pas à leur réalité. « Ils débutent avec de bonnes intentions et se rendent compte que ce n’est pas réaliste de poursuivre à plein temps. »
Popularité des classes de francisation
Le début de l’année scolaire marque également une hausse du nombre d’étudiants inscrits aux classes de francisation. Cette croissance a poussé le CFGA de la Baie-James à ajouter une ressource supplémentaire, à raison de 10 heures d’enseignement par semaine. « Nous enseignons à des étudiants qui ont des niveaux différents, entre 1 et 8. Certains se classent au niveau 1 ou 2 alors que d’autres se rapprochent davantage du niveau 5. On retrouve rarement des étudiants à des niveaux supérieurs. Il devient donc difficile d’adapter les classes avec des étudiants de niveau 1 jusqu’à 5 dans le même groupe. Avec cette nouvelle ressource, nous serons en mesure d’offrir un meilleur service pour qu’ils puissent apprendre le français plus rapidement. »
Affluence des jeunes en francisation
La directrice constate également une nouvelle réalité avec l’arrivée de jeunes provenant du secteur de la formation générale des jeunes qui s’inscrivent aux activités de francisation du CFGA. « Il faut comprendre que, chez nous, la francisation s’adresse davantage aux adultes travailleurs dans le but de leur apprendre à parler français dans leurs tâches quotidiennes. »
L’organisation scolaire doit donc adapter son offre de services afin de répondre à cette nouvelle clientèle.
Défi de main-d’œuvre
À l’image de la situation observée partout au Québec, le CFGA de la Baie-James subit également les effets de la pénurie de main-d’œuvre. Le poste de conseillère en orientation, notamment, demeure vacant en raison d’un congé de maternité et aucun remplacement n’a encore permis de pourvoir le poste. « Le défi demeure également pour les remplacements de courte durée. Nous n’avons pas de liste de suppléants. Lorsqu’un enseignant s’absente, je n’ai personne pour le remplacer. On doit donc combler ce remplacement à l’interne avec le personnel en place. Lorsque surviennent des remplacements de longue durée, on se retrouve dans l’impasse. »
Les étudiants internationaux
Le CFGA de la Baie-James amorce donc l’année scolaire avec un nombre important d’inscriptions, notamment chez les étudiants internationaux, qui doivent composer avec des règles administratives complexes.
« Notre plus grand défi concerne nos étudiants internationaux qui doivent composer avec des délais assez serrés en lien avec le processus d’immigration. Il s’agit de notre plus gros enjeu. Ça devient une course contre la montre pour qu’ils puissent obtenir leurs préalables pour être admissibles à une formation menant à un diplôme d’études professionnelles (DEP), à obtenir avant 21 ans. C’est très compliqué. Nous faisons notre possible pour les accompagner, mais ce n’est pas évident », conclut-elle.


