Une résidence étudiante autochtone à Chibougamau

Salle d’études de la résidence étudiante autochtone de Chibougamau. (Gracieuseté SIRCAAQ)

Seize logements de cinq pièces avec une salle d’étude, des espaces communautaires polyvalents, cuisine collective : Maamuu Pimutetaau a ouvert ses portes à Chibougamau, pour les étudiants autochtones du postsecondaire et leur famille.

Les étudiants admissibles peuvent être inscrits au cégep, en formation professionnelle ou à la formation générale aux adultes, participer à des cohortes exceptionnelles offertes par un centre de formation, etc.

« On accueille déjà des premiers locataires depuis hier, puis ça va se poursuivre dans les prochaines semaines. », précise le directeur général de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), Laurent Odjick. C’est ce qu’on avait prévu comme échéancier. C’est un projet qu’on a commencé à construire en 2025, en préfabriqué, avec Chantiers Chibougamau. D’où la vitesse phénoménale de réalisation de ce projet-là. »

La SIRCAAQ a aussi instauré des résidences étudiantes pour Autochtones – préférablement appelées milieu de vie, parfois transitoires – à Sept-Îles, Québec et Trois-Rivières.

Variabilité des séjours

Maamuu Pimutetaau accueille entre trois et quatre étudiants par semaine, selon M. Odjick et, comme dans tous les autres milieux de vie de la SIRCAAQ, il y a plus de demandes que de logements.

La durée des séjours est à géométrie variable. « Étant donné qu’on est un milieu de vie de transition, ce ne sont pas des baux traditionnels qu’on signe, précise Laurent Odjick. C’est un contrat de vie, […] normalement d’une durée d’un an. Le contrat de vie prend en compte le fait que l’étudiant va étudier dans des champs d’étude différents. Il n’y en a pas un qui est pareil. Il y en a un qui va s’inscrire à un bac, l’autre à un DEC de 3 ans, tandis que l’autre a une formation ponctuelle de six mois. Ce sont des choses auxquelles on s’adapte, qui permettent à l’étudiant […] de pouvoir quitter les lieux et passer au suivant. »

Accompagnement

À Maamuu Pimutetaau, comme dans les autres résidences étudiantes autochtones, un encadrement est offert.
« Les gens viennent chez nous parce qu’ils ont un projet de vie, explique le directeur général de la SIRCAAQ. Mais des fois, il y a quelques étapes à franchir avant d’y arriver. C’est pour ça qu’on a du personnel sur place. On a des agents de location qui accompagnent les étudiants […]. On les accompagne parce que, souvent, ils ne sont pas familiers à la vie urbaine. Souvent, ils sont en situation de famille. Ils ont une gang à déménager. Il n’y a pas juste les étudiants qui s’en viennent, mais il y a les enfants, les conjoints. Ce sont des grands cinq et demi. Ça permet de répondre aux réalités des membres des Premières Nations qui ont très souvent des enfants à un jeune âge. Il y a aussi la possibilité de colocation. »

Reconnaissance

« On est très contents de l’emplacement et de la collaboration qu’on a avec les partenaires du milieu, le Centre d’études collégiales à Chibougamau, la Ville de Chibougamau. C’est grâce à eux qu’on est très bien localisés. On est voisins du CPE Awash Utamet et des pompiers, juste derrière l’hôtel de ville, puis à proximité de la Sûreté du Québec. » Des services de proximité, mais aussi de la sécurité, résume-t-il.

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